En collaboration avec son père, Alexis Pinto, étudiant de l’INSEEC School of Business & Economics, a développé un système de « Smart eco-friendly public toilet », des toilettes publiques écologiques connectés. Il est ainsi à l’origine d’un système breveté, différent des toilettes sèches traditionnels, ayant pour principe de séparer les solides et les liquides afin de revaloriser les matières organiques en compost ou en bio gaz. Cette idée, Alexis l’a eu suite à ses voyages, il a ainsi fondé sa start-up HoPoo.

Suite à ses deux années de classes préparatoires ECT, Alexis a choisi d’intégrer le Programme Grande École sur le campus de Lyon. Pendant sa première année d’études, il s’est investi dans la vie associative en créant l’association de sports extrêmes du campus, In’Mountain. En parallèle de ses cours et de sa vie étudiante, il a eu l’opportunité de lancer son projet d’entrepreneuriat grâce à l’incubateur INNOV’INSEEC U. qui l’a accueilli pour une période de deux ans.

• Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours scolaire ?

Je suis issu de deux années de classes préparatoires HEC spécialité ECT avant d’intégrer le Programme Grande École sur le campus de Lyon.

À l’INSEEC SBE, j’ai pu :

  • Pendant la première année, je créé l’association de sports extrêmes du campus, In’Mountain. Avec l’ensemble de l’équipe, (une dizaine de personnes), nous avons mené à bien de nombreux projets. Quelques soirées sur Lyon, la participation à la coupe du monde de ski étudiante (GEM Altigliss Challenge) et avons remporté de nombreuses épreuves. Nous avons aussi organisé un évènement en station la Stach’N Ride (border cross & bbq), et avons co-organiser avec Red Bull la première édition du Red Bull Run Art en France.
    En parallèle, je lance mon projet d’entrepreneuriat, je candidate pour intégrer l’incubateur du campus. Mon projet étant retenu par le jury de sélection final, et j’ai pu intégrer l’incubateur pour une période de deux ans. Cette même année, je réalise mon stage à Genève, chez Tag Aviation, une entreprise spécialisée dans la maintenance des jet privés, où je rejoins l’équipe des achats en temps qu’assistant.
  • Durant la deuxième année, je choisi la mineure finance, ayant toujours été passionné par ce domaine. Le projet entrepreneurial avance, toujours à l’incubateur. Au deuxième semestre de cette même année, je pars en échange universitaire au Canada, à l’Université de Moncton dans la province du Nouveau-Brunswick. J’y étudie la finance également et en profite pour élargir mon carnet d’adresses au Canada en parlant de mon projet autour de moi. Un séjour très enrichissant, sur le plan scolaire, comme sur le plan entrepreneurial où j’ai pu découvrir une autre mentalité « business ».
    Dès mon retour en France, début juin, je commence mon stage dans ma propre entreprise. J’ai donc l’opportunité de dédier enfin 100% de mon temps à ce projet pour le faire avancer. À ce moment, nous effectuons un « pivot », un changement stratégique pour réorienter l’entreprise. J’obtiens mon statut d’étudiant entrepreneur (qui donne le droit d’effectuer son stage de fin d’études dans le cadre de sa propre entreprise).
  • En troisième année : mon projet entrepreneurial ayant pris plus de poids, je décide de postuler (candidature pendant la deuxième année) pour le programme Start-Up Factory à San Francisco. J’ai été retenu avec 3 autres camarades du campus de Lyon pour partir réaliser notre premier semestre de troisième année à San Francisco. Le parcours à commencer avec une semaine d’introduction sur le campus de l’INSEEC SBE à Genève avant de partir pour San Francisco. Pendant ce semestre, les cours étaient axés sur le développement de nos projets entrepreneurial, c’était donc une réelle opportunité pour continuer à passer du temps sur le projet. De la même manière que je l’ai fait au Canada, j’en ai profité pour élargir mon carnet d’adresses, et pour rencontrer de nombreuses personnes, pour me conseiller etc…

À mon retour en France fin 2018, grâce à mon statut d’étudiant entrepreneur, j’effectue mon stage de fin d’études, comme l’année précédente, dans mon entreprise. Une situation idéale pour mettre au profit de mon entreprise l’énergie nécessaire pour lui donner toutes les chances de réussir.

• Comment vous est venue l’idée de créer votre start-up ?

L’idée est née au cours d’un voyage en Inde. J’ai pu constater que la moitié de la population indienne n’a pas accès aux toilettes. Plus largement, c’est 1/3 de la population mondiale qui n’a pas accès aux toilettes de manière saine et sécurisée, et c’est le cas dans les pays en voies de développement mais aussi dans les pays développés. C’est en partant de ce constat que nous avons décidé de nous lancer dans une première démarche, celle-ci ayant débouché sur la conception d’un produit à destination de l’Inde et le dépôt de notre premier brevet. À l’issue de mon semestre universitaire au Canada, nous avons ajusté notre concept. J’ai eu l’occasion de découvrir dans les parcs nationaux des toilettes « écologiques » rustiques, sans aucune technique.

Dès lors, nous avons souhaité améliorer notre produit pour le destiner aux pays développés (stations de ski, parcs nationaux, parcours de golf, etc.) avec notre propre technique et en revalorisant les matières organiques (ce que ne proposent pas les solutions actuelles). Notre stratégie consiste à nous implanter sur le marché français, marché que nous connaissons, ainsi que ses interlocuteurs, avant d’étendre notre offre aux pays émergents.

• Votre start-up en 3 mots ?

Smart Eco-friendly Toilets

• Pourquoi ce nom ?

HoPoo vient de la contraction de l’anglais « Hope » et « Poo », dont la traduction est assez intuitive. Il y a de l’espoir dans les matières organiques, ces dernières représentent une ressource d’énergie qui est encore aujourd’hui inexploitée et gaspillée.

• Êtes-vous incubé par INNOV’INSEEC U. ? Si oui, comment l’incubateur vous a accompagné dans la création de votre start-up ?

La période d’incubation a pris fin début février 2019. Au cours de ces deux années d’incubation, INNOV’INSEEC U. m’a accompagné sur un plan logistique : mise à disposition de locaux, matériels informatiques, etc. Mais aussi avec des ateliers et des intervenants issus du milieu de l’entrepreneuriat avec qui j’ai pu échanger, découvrir de nouveaux concepts. Grâce à ces derniers, j’ai pu avoir une introduction au monde du lean start-up et suivre la démarche de création pour éviter les écueils. Un accompagnement personnalisé hebdomadaire est proposé pour constater l’avancement ou non, les points de blocage et comment les résoudre. Et aussi du networking et l’accès à des experts types comptables, avocats etc.

• Comment l’INSEEC SBE vous a accompagné dans la création de votre start-up ?

L’INSEEC SBE m’a accompagné à partir de mon stage de M1, moment clé durant lequel j’ai pu effectuer mon stage au sein de mon entreprise afin de dédier 100% de mon temps à ce projet. Ensuite, j’ai pu obtenir le statut d’étudiant entrepreneur qui m’a permis de réitérer cette expérience pour mon stage de fin d’études.

• Quels sont vos projets à venir?

Les objectifs à venir, sont de finir la R&D et le développement de notre deuxième produit destiné au milieu plus urbain et lancer un projet pilote, tout en continuant la commercialisation du premier produit en parallèle.

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