Himaya DJEBOURI avait déjà répondu à nos questions, il y a quelques mois : interview-croisee-himaya-edouard-presidents-bde-de-bordeaux-paris/
Aujourd’hui, il revient sur son parcours qui s’est enrichi, et les nouvelles expériences professionnelles et internationales qu’il peut ajouter à son CV.

Bonjour Himaya, pourriez-vous présenter brièvement votre parcours ?
En septembre 2015, j’ai intégré l’INSEEC Business School sur le campus de Bordeaux, après une classe préparatoire au lycée Camille Vernet à Valence. Je suis quelqu’un de passionné par l’engagement associatif en général, et l’engagement politique en particulier. Je suis également un grand fan de sports collectifs autant dans le suivi des grands championnats que dans la pratique !
Après une première année rythmée en grande partie par le parcours associatif (puisque j’ai été président du BDE), je me suis orienté vers une pré-spécialisation dans le pôle Management, en choisissant la mineure « International Management ». Un parcours exclusivement en anglais, car il était important pour moi d’améliorer mon niveau en langues étrangères, dans la perspective d’une carrière ouverte à l’international.

En fin de première année, j’ai ainsi eu l’occasion de partir à Malte pour travailler dans une des branches du Ministère du développement durable et de l’environnement.

J’ai ensuite choisi de réaliser un parcours de césure (une année d’expériences professionnelles en cours de cursus), car je n’avais pas pu réaliser de stage en classe prépa, et j’avais besoin de multiplier les expériences professionnelles pour affiner mon projet.
J’ai d’abord eu l’occasion de m’investir à plein temps dans la vie de l’école en tant que chargé du développement de la vie associative pendant 3 mois, puis j’ai eu l’opportunité de partir à Bruxelles pour réaliser un stage de 6 mois en tant qu’assistant parlementaire d’un député européen. Une expérience extraordinaire !
Enfin, au moment où je vous réponds je commence une nouvelle aventure à l’étranger puisque je suis au Mexique pour un semestre académique à l’Université de Guadalajara.

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre stage en tant qu’assistant parlementaire d’un député européen ?

L’objectif de ce stage était de me familiariser avec le parlement européen, mais aussi ses organes, sa méthode de travail et les activités des députés européens.
Bien que passionné par l’organisation politique, j’étais à des années-lumière d’imaginer ce qu’était le réel travail d’un parlementaire, et de son équipe.

Mes premières semaines ont été consacrées à de nombreuses heures de lecture afin de maitriser le sujet des activités de l’Union européenne. Durant cette période, j’ai créé une foire aux questions (questions/réponses) sur l’UE afin de permettre à tous les citoyens français (dont moi) de pouvoir comprendre ce qu’est l’UE.
Mais l’activité d’un attaché parlementaire ne s’arrête pas là. J’ai également été en charge de toute la logistique du député pour lequel je travaillais. Mes journées se sont ensuite diversifiées, j’ai ainsi pu être en charge de la représentation du député à des événements, de l’écriture de ces discours, mais également des recherches afin de répondre à toutes les questions des citoyens européens.

L’attaché parlementaire doit être capable d’assister le député pour n’importe quelle problématique. Il est la maitrise technique du député, la voix -quand il le faut- du représentant du peuple.
Grâce à mes différentes missions, j’ai pu avoir la chance de pouvoir négocier des points sur des textes législatifs, une pratique qui, je dois l’avouer, était assez impressionnante la première fois.
Ce stage fût pour moi une expérience formidable que je souhaite vraiment renouveler par la suite.

Une anecdote à nous raconter ?

Je ne pourrai oublier, le soir où je devais représenter le député pour lequel je travaillais à un dîner/conférence dont la thématique était la relation entre auteur et éditeur. Durant cet évènement, j’ai eu l’occasion de rencontrer Fatou Diome et d’échanger avec elle. C’est une figure emblématique du combat contre le racisme en France, et pour un jeune Franco-Algérien, c’était une rencontre extraordinaire.

Un conseil à donner à nos étudiants ?
Profitez de tout ce que propose l’école ! Ce serait l’unique conseil que je pourrais donner.
Les activités associatives, les semestres à l’étranger, la césure, les conférences, tout est bon à prendre ! Il faut être pro-actif !

Des projets pour la suite ?
J’ai une multitude de projet pour la suite, certains personnels, comme l’apprentissage de la langue arabe, la langue de ma famille paternelle. Mais aussi continuer mon engagement politique le plus possible. J’ai aussi pour projet d’intégrer un Master à Sciences Po après mon cursus à l’INSEEC Business School, afin de présenter un profil complet !

Un dernier mot ?
Fier d’être Inseecois ! 😉

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