Sociologue français, spécialiste des questions liées au vieillissement et à la « seniorisation » de la société, des enjeux de l’inter génération et des théories de l’éthique de la sollicitude, Serge Guérin a rejoint l’INSEEC en 2015 en tant qu’enseignant permanent : professeur au sein du programme Grande Ecole et responsable du séminaire managérial de 1ère année, il est également Directeur du MSc Directeur des Etablissements de Santé.

Entre deux interviews sur LCI, France 5 ou RTL, il nous a accordé un entretien :

 

Bonjour Serge Guérin. Tout d’abord, pourriez-vous nous en dire davantage sur votre parcours avant l’INSEEC ?

Bonjour ! J’ai eu deux activités principales. J’ai d’abord été très impliqué dans le monde de l’enseignement, en tant que professeur associé à l’université Lyon 2 puis dans différents programmes au sein d’autres écoles de commerce.

En parallèle, j’ai effectué une grande partie de ma carrière dans le monde de la presse : j’ai notamment dirigé un groupe de presse professionnelle et ai créé des magazines. J’ai également eu le plaisir de prendre la direction de la communication de la fédération des ESH (Entreprises Sociales pour l’Habitat), ainsi que du Fonds pour l’innovation sociale.

J’ai par ailleurs mené, comme consultant, de nombreuses missions d’accompagnement d’entreprises, organisations ou collectivités locales.

 

Professeur permanent, que cela signifie-t-il concrètement ?

Cela signifie que je me consacre à « temps plein » à l’INSEEC, en tant que directeur du MSc Directeur des Etablissements de Santé ainsi qu’en tant qu’intervenant (enseignant, pilotage de projets – comme le séminaire managérial -, mémoires, conférences, etc.)

Pour autant, ce statut me permet tout de même de conserver une activité en parallèle dite « de terrain ». J’accompagne ainsi des entreprises sur les thématiques du vieillissement et de la solidarité.

Enfin, j’ai publié plus de 25 ouvrages, et, je suis régulièrement convié dans les médias, en particulier, autour des sujets dits de société. C’est une contribution à faire rayonner la marque INSEEC et à développer notre réseau.

 

Vous avez été responsable du séminaire « Penser autrement » : pourriez-vous tirer un bilan de la première édition de cette nouvelle formule ?

Avec Mathieu Violette, nous avons organisé une semaine très originale qui avait pour objectif de remettre en cause les a priori des étudiants et de contribuer à ouvrir leur esprit en leur montrant d’autres facettes du management, de l’entreprise mais aussi d’éléments de société (méditation, économie sociale et solidaire, la prise de parole en public de manière originale…)

Nous en tirons un bilan très positif : chaque groupe devait faire une vidéo et force est de constater qu’elles étaient dans l’ensemble de grande qualité et certaines particulièrement réussies. Les étudiants ont joué le jeu et ont su quelque peu décentrer leur regard.

C’était également une manière de créer un premier esprit de corps, de promotion, afin que ces étudiants issus d’horizons différents puissent déjà se découvrir et travailler ensemble.

 

En quoi le profil des étudiants de l’INSEEC vous semble intéressant ?

Je constate ici une plus grande diversité sociale et culturelle parmi les étudiants que dans d’autres formations et une grande part d’entre eux a une forte envie de repousser les limites, de mieux appréhender les codes et la culture de l’entreprise et de l’encadrement. Je trouve ça remarquable.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos projets au sein de l’école pour nos étudiants ?

Le prochain grand projet est la green business week (qui se tiendra en mars) : il s’agit d’un temps d’ouverture d’esprit, de réflexion et d’action sur des opportunités de création d’entreprises ou de développement d’activités.

Par ailleurs, je participe au projet de développement d’une chaire (=  structure qui permet de développer de la réflexion, de la recherche et des enseignements autour d’un thème) « silver economie » avec de nombreux partenaires entreprises et organisations.

Enfin, à titre personnel, j’aurai le plaisir de sortir mon prochain livre en janvier, qui s’intitulera « La guerre des générations aura-t-elle lieu ? »

 

Et on m’a signalé que vous aviez aussi une passion pour le chocolat ?

Je peux très difficilement passer une journée entière sans déguster du très bon chocolat… Noir évidemment !

J’ai également participé à la création d’une petite entreprise de distribution de chocolats et autre épicerie fine,  et par ailleurs, j’ai publié plusieurs ouvrages sur la question dont « Eloge politique du chocolat » l’année dernière.

 

Nous remercions Serge Guérin pour cet entretien et vous invitons à le suivre sur Twitter @Guerin_Serge, son blog http://alternatives-economiques.fr/blogs/guerin/ et sa page Wikipédia.

 

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