Cette année, le stage d’initiation militaire à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers, s’est déroulé du 19 au 23 Février dernier. Cette expérience a permis à 29 de nos étudiants du campus de Paris, Bordeaux et Lyon, de vivre en immersion dans le monde militaire.

 

Trois de ces étudiants ont acceptés de répondre à nos questions, afin de vous en dire plus sur cette expérience et le partenariat qui lie l’INSEEC à l’ENSOA :

  • Justine Gabriac, est étudiante en 3ème année (M2) à l’INSEEC Business School Bordeaux. Actuellement, elle est en stage alterné au sein d’ApplicaDrone, une start-up spécialisée dans la prise de photos et vidéos aériennes.
  • Rémi Berger est étudiant en 2ème année (M1) spécialité en Marketing Stratégique et Opérationnel à l’INSEEC Business School Lyon.
  • Songul Uzar est étudiante en 1ère année (L3) à l’INSEEC Business School de Paris.

 

Pourquoi avoir fait le choix de suivre la préparation militaire INSEEC/ENSOA ?

J : Je suis intéressée par cet échange depuis ma première à l’INSEEC, c’était le moment de me lancer étant donné que je suis en dernière année et que je n’aurais pas une nouvelle opportunité comme celle-ci.

R : J’ai choisi de participer à cette préparation car elle représentait une opportunité de découvrir l’univers militaire à travers une expérience intéressante. L’aspect sportif a également été un vecteur de motivation tout comme la possibilité de se retrouver dans des situations faisant appel à l’esprit d’équipe et la cohésion de groupe.

S : Pour ma part, j’ai voulu faire ce stage pour plusieurs raisons personnelles. Tout d’abord, je souhaitais me mettre à l’épreuve en tentant de me surpasser, vaincre mes peurs, et vivre une expérience inédite. Aussi, je souhaitais gagner en motivation, détermination mais aussi développer au maximum mon esprit d’équipe et de solidarité.

Pourriez-vous nous présenter une journée type à l’ENSOA ?

J : Il n’y avait pas vraiment de journée type, c’était déstabilisant mais excitant. On préparait nos affaires sans savoir quelle activité on allait faire, combien de temps on serait en extérieur… le fait de ne pas avoir un planning prédéfini était une bonne chose, ça nous a permis de sortir de notre zone de confort.

R : Nous étions réveillés tous les matins avec un coup de klaxon, avec pour première mission : ranger notre tente et nous préparer rapidement. Ensuite, notre journée était organisée autour de nombreuses activités.

S : Réveil sous les tentes à 5 heures du matin. Nous avions pour mission de ranger les bivouacs, tout en préparant notre sac pour la journée. Puis c’était le départ pour les activités. Au programme : de la course d’orientation, simulation de tir, parcours sportif, self défense, simulation d’une capture de groupe terroriste….

Selon vous, quels ont été les moments les plus forts de cette préparation ?

J : Pour ma part, faire du tir était une première, ça fait partie d’un des meilleurs moments passés à l’ENSOA, mais il y a aussi les moments de cohésion d’équipe (cohésion qu’on a eue très rapidement), et de solidarité avec des personnes que l’on découvre à peine.

R : Pour moi, les moments les plus forts de cette (trop) courte expérience ont été la cérémonie de baptême d’une promotion militaire, ainsi que la simulation d’une rencontre ONG-Milices.

S : Je dirais surtout l’entraide et la solidarité de chaque petit soldat, mais également la motivation et le sourire de chacun.

Quels ont été les moments les plus difficiles ? Qu’en avez-vous pu tirer ?

J : Il y a des activités que je n’aurais pas spécialement faites en temps normal, notamment l’épreuve piscine en treillis. C’était très intense mais nous étions soudés, ce qui nous a permis de réussir.

R : Les choses les plus dures sont celles concernant l’hygiène. Les nuits froides dans les tentes militaires ont également été marquantes tout comme la difficulté à respecter les délais imposés. Tout cela nous sort de notre zone de confort et nous montre le luxe dans lequel nous vivons.

S : L’épreuve du bivouacs (tente) a était le plus dur, le froid n’aidant pas..

Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?

J : En partant pour l’ENSOA je ne savais pas réellement à quoi m’attendre, mais cette expérience m’a permis de voir que j’étais capable d’aller au bout de mes efforts et de mes volontés.

R : Pour moi, cette expérience m’a montré l’importance de la rigueur et ses effets sur la force d’un groupe.

S : Ce fut une expérience riche en rencontre, en surprise, mais surtout en fierté personnelle, la fierté d’avoir surmonté toutes les épreuves.

En quoi cette dernière a pu vous changer ?

J : Je ne pense pas que j’ai changé en 5 jours mais j’ai pu voir que j’avais tendance à me sous-estimer sur le niveau physique.

R : Cette expérience va changer mon regard sur le monde militaire.

S : J’ai pu gagner en détermination, motivation, et esprit d’équipe.

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants intéressés par ce stage ?

J : De foncer ! D’y aller les yeux fermés et d’apprécier tous les moments car ces 5 jours passent très vite. On est très bien encadré, nos instructeurs sont bienveillants et partagent leurs expériences avec nous, que des très bons souvenirs.

R : N’hésitez pas ! Cette expérience est accessible à tous, peu importe le niveau sportif, et vous serez très bien encadrés par les Chefs militaires. On râle beaucoup pendant le séjour mais on est bien content d’y être et on trouve cela trop court au final.

S : De foncer car c’est une expérience humaine remplie de rencontre et de moment inoubliable.

Comment allez-vous valoriser cette expérience sur votre parcours professionnel (et personnel) ?

J : Je compte en parler lors de mes futurs entretins d’embauche et partager cette expérience avec mon entourage.

R : « Respect d’un cadre imposé », « Sortir de sa zone de confort », « Travail en équipe », ce sont les principales notions que je mettrais en avant sur mon CV.

S : Grâce à cette expérience, durant mon parcours professionnel et personnel je serai plus motivée, plus courageuse et avec un meilleur esprit d’équipe.

Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur le monde de l’armée ?

J : Ce que j’ai pu vivre durant ce stage était intensif, j’imagine la difficulté que cela doit représenter au quotidien, il faut beaucoup de maîtrise de soi, d’endurance… J’avais déjà du respect pour les personnes qui s’engagaient dans l’armée, aujourd’hui j’en ai encore plus !

R : Un monde accessible, avec des Hommes comme tout le monde qui méritent beaucoup de respect pour ce qu’ils font. Je n’exclus d’ailleurs pas l’idée de devenir réserviste !

S : Après cette expérience, j’en retire une meilleure image de l’armée et de ses hommes. J’ai beaucoup plus de respect pour le travail qu’ils fournissent quotidiennement.

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